La vie Communale

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Origine du Nom

Du latin grasa valles, « agréable vallée »
Ou du celte gras ou gran, « orifice, bouche »
Et vvell ou vvels, « source, fontaine »


Histoire et Patrimoine

Les seigneurs de Laval ont fondé le château de La Gravelle au début du XIIe siècle, pour contrôler cette région forestière située aux portes de la Bretagne. Il comprenait une motte féodale, entièrement cernée par des douves et une cour dont le rempart en terre est encore discernable bien qu’arasé. Afin de favoriser sa mainmise sur ce secteur stratégique, Guy V de Laval développa les défrichements pour créer un village, doublé d’un bourg concédé aux moines de Marmoutiers (1154-1164). Ce sont eux qui construisirent l’église romane actuelle au clocher typique dédiée à Saint Jacques. La châtellenie de La Gravelle est toujours restée dans la maison de Laval, hormis pendant la guerre de cent ans, quand le château a été pris par les Anglais. Au XVIe siècle, les protestants ont trouvé asile dans le bourg, sous la protection des comtes de Laval. Au lieu-dit « la Haute–Juberdière », une chapelle est édifiée au XVIIe siècle. Dédiée à Saint-Martin, elle était le but de processions et existe toujours.

Située sur la route royale qui mène de Paris à Brest, La Gravelle était sous l’Ancien Régime une étape obligée, la dernière avant la Bretagne. Madame de Sévigné y faisait halte quand elle partait en Bretagne dans un des relais de diligences et de la poste dont il ne reste plus aujourd’hui que les portes cochères. Le maigre bourg d’alors, animé mais sans charme, peuplé d’auberges, ne vivait que du passage des malles-postes, des marchands et des rouliers. Les terres cultivées, bien trop mauvaises, ne produisaient que de maigres récoltes.
A La Gravelle s’élevait un important grenier à sel et la gabelle (impôt sur le sel) y
était deux fois plus forte qu’à Laval du fait de la proximité de la Bretagne exemptée de cet impôt. La contrebande du sel était donc une activité très courante et la guerre sans merci que se livraient faux sauniers et gabelous entretenait des haines solides. Lors du terrible hiver de 1709, trente faux sauniers trouveront la mort dans la prison voûtée du château, si basse qu’on ne pouvait s’y tenir debout. Avec la Révolution, le bourg sera le théâtre de combats entre Chouans et Républicains. L’église deviendra une caserne de gendarmes et de soldats. En février 1794, le frère aîné de Jean Chouan sera décapité et sa tête exhibée par les républicains.